Hag Sameah Yom T’ruah

Nous vous souhaitons une excellente fête des Trompettes !

« Vous sonnerez des trompettes avec éclat et vous serez rappelés devant יהוה, votre Elohim et vous serez sauvés de vos ennemis » (Nombres 10.9b).

Apocalypse 13 (suite et fin) : la marque de la bête

Dans l’interprétation traditionnelle, l’antichrist sort de la résurrection de l’Empire romain ou tout du moins de l’Occident. Dans le scénario le plus couramment accepté au sein de la chrétienté, l’antichrist est à la tête d’un gouvernement mondial, et la marque de la bête – le plus souvent une puce électronique – est imposée à tout être humain. Sans cette puce/marque, personne ne peut ni acheter ni vendre.

Dans le paradigme islamique, l’antéchrist règne sur un territoire limité (principalement au Moyen-Orient), mais son influence est mondiale. La marque de la bête n’est pas imposée à tous les êtres humains, mais uniquement à ceux qui seront sous l’emprise directe de l’antichrist après son invasion d’Israël. Si cette interprétation est correcte, alors la marque de la bête doit être en relation avec l’islam. Cela s’accorde-t-il avec le texte biblique ?

Apocalypse 13.16-18 :

16 Et elle fait que tous – les petits et les grands, et les riches et les pauvres, et les libres et les esclaves – reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, [1] [2]  17 Et afin que personne ne puisse acheter ou vendre,[3]  excepté celui qui a la marque [du] nom de la bête ou la multitude[4] de son nom. 18 C’est ici la sagesse ; celui qui a de l’intelligence, qu’il parvienne à comprendre[5] la multitude de la bête,[6] car c’est la multitude d’un homme,[7] et sa multitude est [codée en] chi, xi, sigma (666). [8] [9] [10]


[1] La Parole ne laisse pas de place au hasard ! Voici ce que nous lisons dans Exode 13.16 : « Et cela sera comme un signe sur ta main, et des fronteaux entre tes yeux, car à main forte יהוה nous a fait sortir d’Égypte ». De toute évidence, Apocalypse 13.16 et Exode 13.16 sont connectés. Ces deux passages parlent d’une marque. Dans Exode 13.16, la marque est clairement spirituelle. Exode 13.9 précise la raison de cette marque : « Et cela sera pour toi un signe sur ta main et un mémorial entre tes yeux, afin que la torah de יהוה soit dans ta bouche ». On dirait que ceux qui prendront la marque de la bête délaisseront la loi de Dieu pour embrasser celle de l’antichrist (la charia ?).

[2] Ceux qui combattent dans le sentier d’Allah – et qui viennent de tous les horizons (riches, pauvres, etc.) – portent très souvent des bandeaux avec le nom d’Allah, sur le front ou sur le bras. La marque dont il est question ici est probablement avant tout spirituelle, mais si l’islam est bel et bien le système de l’antichrist, alors chez les musulmans, la marque est également physique.

[3] Il est important de remettre les choses dans leur contexte. L’impossibilité d’acheter ou de vendre concerne essentiellement les zones géographiques qui seront sous l’influence directe de la bête.

Lorsque Daech a proclamé son califat en 2014 sur une partie de la Syrie et de l’Irak, tous ceux qui ne se convertissaient pas à l’islam ne pouvaient ni acheter, ni vendre.

[4] Arithmos = 1) un nombre exact et défini ou 2) un nombre indéfini, une multitude, une foule.

[5] Psephizo = compter, calculer, voter avec des cailloux, supputer, évaluer, interpréter, comprendre, parvenir à comprendre.

[6] Nous avons opté ici pour « la multitude » (arithmos) plutôt que « le nombre » ; et « parvenir à comprendre » (psephizo) plutôt que « calculer » car il est possible que cette lecture nous éclaire sur l’identité de la bête…

[7] De quel homme pourrait-il s’agir ? Rien dans le texte ne nous dit que l’homme dont il est question ici doit être l’antichrist. Si nous prenons en compte que pour se convertir à l’islam, il faut réciter le credo islamique (appelé la Shahada, en déclarant, « j’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et j’atteste que Mahomet est son Messager »), il semble donc tout à fait envisageable que la multitude d’un homme ne fasse pas référence à l’antichrist ici, mais plutôt à Mahomet, le fondateur et prophète de l’islam. Si une personne ne reconnaît pas Mahomet, elle ne peut pas se convertir à l’islam. Par conséquent, la multitude de la bête qui est la multitude d’un homme peut très bien représenter ceux qui recevront la marque de la bête sur leur front et qui sont voués à la destruction. Nous avons affaire ici à l’antithèse parfaite de la grande multitude, qui est la multitude de l’Agneau (Apocalypse 7.17 ; 14.4), celle qui reçoit le sceau de Yahweh sur le front (Apocalypse 7.3 ; 14.1). Ceux-là sont destinés à la rédemption (cf. Éphésiens 4.30). Une des multitudes est perdue et séparée de Dieu pour l’éternité (Apocalypse 14.11), l’autre est sauvée, elle a reçu le Messie (cf. Apocalypse 7.15-17 ; 19.6-9 ; 22.2-5).

[8] Beaucoup de personnes se demandent ce que « l’allégeance à la bête » signifie et quelle est la marque dont il est question ? Avant toute chose, nous devons reconnaître que la bête ne représente pas seulement un individu. La bête fait référence à la fois à un royaume (un groupe de nations, une multitude d’individus) – la bête qui sort de la mer – et à un homme – la bête qui sort de la terre.  Le passage en Apocalypse 13.16-18 nous donne les éléments suivants :

– La bête a une marque

– La bête a un nom

– La bête a un nombre, ou mieux traduit, la bête fait référence à une « multitude »

– Un défi est lancé au lecteur : « Que celui qui a de l’intelligence calcule ou considère le nombre de la bête ».

Tout laisse à penser que la bête de la fin des temps sera une confédération de nations qui agiront toutes sous une même bannière, celle de l’islam. Cette alliance sera cependant contrôlée et dirigée par un individu, révélé à la fin des temps comme étant l’antichrist. Les musulmans se référeront à lui comme étant le calife suprême. Il se lèvera contre tout ce que Yéshoua représente, c’est-à-dire le salut, la paix, le bien-être des individus, etc.

[9] Traduit par 666 dans toutes les Bibles. Le nombre 666 apparaît dans 1 Rois 10.14.
À noter que certains manuscrits indiquent 616, d’autres 646 ou 665 ; il y a donc plusieurs variantes. Six est le nombre associé à l’homme. Le nombre 666 pourrait donc pointer en direction du gouvernement de l’homme en rébellion contre Dieu. Ce verset a poussé un bon nombre de personnes à employer la gématrie pour faire correspondre ce nombre à un homme. Par exemple à Hitler, à Kissinger, au prince Charles, au beau fils de Donald Trump, à Macron et à une quantité d’autres personnages de l’Histoire. Toutes ces correspondances se sont révélées être erronées. Les écrits de la Nouvelle Alliance étant écrits en langue commune (Grec koinè), nous devons parfois nous référer aux différentes lectures, si nous voulons arriver à une compréhension correcte et complète. Dieu nous dit « c’est ici la sagesse », « que celui qui a de l’intelligence » ; c’est-à-dire, si vous avez la sagesse et la compréhension, alors vous trouverez ce que cela signifie. Voilà un défi lancé par Yahweh, pour tester notre sagesse et notre connaissance des prophéties des temps de la fin.

Dans cette traduction, nous avons opté pour les termes grecs (qui représentent un code) qui symbolise un message destiné à Jean – et à travers Jean, à tous les croyants. Ce code identifie la bête de la fin des temps :

– La première lettre grecque chi ressemble à deux épées entrecroisées. Il s’agit du symbole islamique.

– La lettre suivante, xi, qui est écrite verticalement, est le nom d’Allah en arabe (une fois remis horizontalement).

– Le sigma est un accent, plutôt qu’une lettre à proprement dit.

Le symbole des épées croisées avec le nom d’Allah représente donc la marque.

[10] Ce verset pourrait être traduit de la manière suivante : « Voici la sagesse. Que celui qui a la compréhension interprète [qui est] la multitude de la bête, car c’est la multitude d’un homme [Mahomet] et sa multitude [vient] « Au nom d’Allah » [bism Allah].

Voici les symboles chi, xi, sigma :

Tel est possiblement le symbole islamique que Jean voulait nous dévoiler avant même que l’islam voie le jour. Pour recevoir cette marque et rejoindre la bête/royaume/empire, trois conditions sont requises.

1) Déclarer qu’Allah est le seul dieu.

2) Déclarer que Muhammad est son prophète.

3) Rejoindre les musulmans pour combattre pour leur cause.

Si cette interprétation est correcte, la marque de la bête – l’allégeance à Allah – est réservée à ceux qui se conforment à la vision globale d’un monde politique et religieux islamique. Le système de la bête a comme marque le rejet de Yéshoua en tant que Sauveur/Fils de Yahweh, le changement de l’alliance éternelle du shabbat au vendredi, le changement du nom de Yahweh en Allah, le positionnement du Coran comme étant supérieur aux Écritures et le changement des lois. Il est très probable que l’abrogation de la Torah, du nom de יהוה, et la destruction au nom d’Allah soient le principe absolu de la marque de la bête. Si tel est bien le cas, tous ceux qui ne seront pas vendus à son idéologie et qui n’auront pas donné allégeance à la bête réanimée de la fin des temps, ne pourront ni acheter ni vendre. L’identité de l’antichrist sera cachée et gardée secrète jusqu’aux derniers jours, lorsque l’ultime empire renaîtra. Contrairement à ce que beaucoup enseignent, il est possible qu’il ne s’agisse pas de la renaissance de l’Empire romain, mais plutôt de la résurrection de l’Empire ottoman qui s’est endormi en 1923.

Apocalypse 13 (Suite) : La seconde bête

Poursuivons notre lecture d’Apocalypse 13. Tous les commentateurs voient dans ce chapitre d’Apocalypse deux personnages : l’antichrist (la bête qui sort de la mer) et le faux prophète (la bête qui sort de la terre). Si cette interprétation est correcte, alors nous pouvons nous attendre à voir deux personnages principaux se lever dans la fin des temps : l’antichrist ET le faux prophète. Un des problèmes de cette lecture est le fait que tous les écrits de l’Ancienne Alliance pointent en direction d’un seul et unique personnage dans la fin des temps : l’antéchrist. Aucune mention n’est faite d’un second personnage inique. Les commentaires de la BRH proposent une lecture alternative…

Apocalypse 13.11.15

La deuxième bête

11 Et je vis une autre bête monter de la terre,[1] qui avait deux cornes[2] semblables à [celles] d’un agneau, et elle parlait comme le dragon.[3] [4] 12 Et elle exerce tout le pouvoir de la première bête devant elle, et elle fait [en sorte] que la terre et ceux qui y établissent leur maison se prosternent devant la première bête,[5] dont la blessure de sa mort avait été soignée.[6]

13 Et elle fait de grands signes, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, devant les hommes.[7] 14 Et elle trompe ceux qui établissent leur maison sur la terre à cause des signes qu’il lui a été donné de faire devant la bête, disant à ceux qui établissent leur maison sur la terre de faire une image de la bête qui avait été blessée par le glaive et [qui avait] survécut.15 Et il lui fut donné de donner un esprit à l’image de la bête afin que l’image de la bête parle[8] et qu’elle fasse que ceux qui ne se prosternent[9] pas devant l’image de la bête soient mis à mort.[10]


[1] L’interprétation traditionnelle de ce passage voit ici l’apparition d’un second personnage appelé le « faux prophète ». La plupart enseignent que la première bête qui sort de la mer est l’antichrist et que cette seconde bête qui sort de la terre est le faux prophète. Cette interprétation n’est peut-être pas la bonne pour plusieurs raisons. Ici, la  bête monte de la terre. Il s’agit d’une allégorie prophétique qui indique que cette bête s’élèvera d’entre les hommes. L’homme est créé de la terre et retournera à la terre (cf. Genèse 2.7, 3.17). La première bête représente un royaume, ici nous avons plus probablement affaire au personnage qui sera à la tête de ce royaume, c’est-à-dire à l’antichrist.

[2] Cet homme possédera deux cornes semblables à celles d’un agneau. Il veut se faire passer pour l’Agneau de Dieu/le Messie, pour le sauveur – mais ce sera l’anti Messie. La corne symbolise le pouvoir et la royauté. Les deux cornes pourraient symboliser le règne de cet homme sur le monde sunnite et chiite. Si tel est le cas, cette seconde bête sera le « sauveur » tant attendu par le monde musulman – le Mahdi (également appelé le « douzième Imam ») de l’ultime Califat ressuscité.

[3] La seconde bête parle comme le dragon. À l’instar de l’antichrist, la « petite corne » décrite en Daniel 7.8, la seconde bête aura une grande arrogance et parlera « comme le dragon ». Daniel 7.8 : « Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne ; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance ». L’antichrist sera habité par le diable/le dragon. Et parlera comme lui.

[4] L’antichrist apparaît sous plusieurs appellations dans les Écritures : la « semence du serpent » (Genèse 3.15) ; « Gog « (Nombres 24.7 ; Ézéchiel 38.3) ; « le roi de Babylone » (Isaïe 14.4) ; « l’Assyrien » (Isaïe 10-5-6 ; Michée 5.5b,6) ; « Lucifer fils de l’aurore » (Isaïe 14.12) ; « le dévastateur » (Isaïe 21.2) ; « le prince de Tyr » (Ézéchiel 28.2) ; « Pharaon » (Ézéchiel 29.2) ; « le roi de l’Égypte » (Ézéchiel 29.3) ; « la petite corne » (Daniel 7.8) ; « le roi du Nord » (Daniel 11.6) ; « l’homme de péché ou sans torah » (2 Thessaloniciens 2.3) ; « le fils de la perdition » (2 Thessaloniciens 2.3)  ; « l’impie ou le sans torah » (2 Thessaloniciens 2.8) ; « le faux prophète » (Apocalypse 16.13 ; 19.20 ; 20.10). À noter qu’à travers toutes les Écritures, il n’est question que d’un seul personnage habité par Satan : l’antichrist, et non de deux (l’antichrist + le faux prophète).

[5] La seconde bête (l’antichrist) et le faux prophète ont le même rôle, car tout semble indiquer que le faux prophète = l’antichrist. Apocalypse 19.20 « (…) et avec elle [la première bête] le faux prophète [la seconde bête/l’antichrist], celui qui faisait des signes devant elle [la première bête], par lesquels il avait égaré ceux qui avaient pris la marque de la bête, et qui s’étaient prosternés devant son image ».

[6] Allégeance au royaume islamique, à la résurrection du Califat.

[7] La seconde bête et l’antichrist opèrent tous deux des prodiges pour séduire les habitants de la terre : 2 Thessaloniciens 2.9-10 : « L’apparition de cet impie [l’antichrist] se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés ».

[8] L’image de la bête est une idole qui représente le système de la bête – l’islam. L’image de la bête qui parle pourrait faire référence aux muezzins qui utilisent des haut-parleurs pour l’appel à la prière islamique cinq fois par jour. Ces haut-parleurs sont placés non loin d’un croissant de lune, une idole islamique, elle-même installée sur les minarets des mosquées. Partout dans le monde, les musulmans se prosternent pour adorer le dieu de l’islam. Si tel est le cas, cette image de la bête, l’idole qui représente la bête, aura la faculté d’émettre des sons. Lorsqu’elle « parlera » pour l’appel à la prière, tous ceux qui refuseront de se prosterner devant elle seront mis à mort.

[9] Pour beaucoup, la bête doit être considérée comme un dieu parce qu’elle est adorée. Mais cela n’est pas nécessairement le cas. En grec, le mot employé pour « adorer » est le mot proskuneõ. Dans les Écritures, ce mot comporte plusieurs significations : baiser la main en signe de révérence, tomber à genoux et toucher le sol avec le front pour exprimer un profond respect, s’agenouiller ou se prosterner, pour rendre hommage (à quelqu’un). Ici, il pourrait simplement être question de ceux qui seront sous la soumission de l’antichrist et de son empire. L’islam exige des musulmans un serment d’allégeance connu sous le nom de bay’ah envers tout calife (dirigeant du monde islamique). Tout refus est passible de mort. Si l’on envisage l’antichrist comme un calife musulman qui se moque du Dieu d’Israël, qui exige une allégeance absolue de la part de ses disciples, et qui exige que tout le monde adore Allah, le dieu de l’islam, cela ne contredirait en aucun cas les passages clefs qui parlent de l’antichrist et de ses exigences. Ainsi, l’antichrist imposerait à ceux sous sa domination une parfaite soumission, et Satan, le dragon (Allah) serait adoré.

[10] Le mot « Coran » veut dire « récitation » – littéralement, parler. Comme nous le dit le passage en Apocalypse 13.15, « l’image de la bête » parle et tous ceux qui n’adorent pas l’image de la bête sont tués. Il en est de même d’après le Coran : tous ceux qui osent dire quelque chose de négatif au sujet de l’islam/de la Oumma/du Coran/du (faux) prophète, Mahomet doivent être tués (cf. les sourates 4.89-91 ; 5.33 ; 9.11). Des « fatwas » (édits religieux) sont régulièrement émises par des imams à l’encontre de quiconque parle contre l’islam. Même les musulmans « modérés » qui parlent contre l’islam radical risquent la mort. Ce n’est sûrement qu’un avant-goût de ce qui vient à plus grande échelle. En quelque sorte, pour les adeptes du fondamentalisme islamique, le Coran « prendra vie ». Dans leur esprit, la renaissance du califat ou l’arrivée du Mahdi sera comme un « accomplissement miraculeux » de la « parole d’Allah ». Des musulmans partout dans le monde seront alors prêts à conquérir le monde pour la Oumma. Ceux qui adorent la bête seront obligés de faire ce que le Coran commande à l’encontre de tous ceux qui osent insulter l’islam et Mahomet : ils seront mis à mort.

Dans le prochain article, nous regarderons de plus près la marque de la bête…

Apocalypse 13 (suite)

Reprenons là où nous nous sommes arrêtés la semaine dernière…

Apocalypse 13.6-10

6 Et elle ouvrit la bouche pour blasphémer contre יהוה,[1] pour blasphémer contre son nom et son tabernacle, et contre ceux qui habitent dans le ciel.[2] 7 Il lui fut aussi donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné pouvoir sur toute tribu, et peuple, et langue, et nation.[3] [4] 8 Et tous ceux qui établissent leur maison sur la terre[5] se prosterneront devant elle ; ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le rouleau de vie de l’Agneau [6] qui a été égorgé depuis la création du monde. 9 Si quelqu’un a une oreille, qu’il entende.

10   Si quelqu’un [est] pour la captivité,

        en captivité, il ira ;

        si quelqu’un tue avec le glaive,

        par le glaive, il sera tué [7] ;

c’est ici la résistance et la foi des saints.[8]


[1] Comme le font déjà les musulmans aujourd’hui, le califat rétabli blasphémera – individuellement ou collectivement – contre le nom de l’Elohim d’Israël, et contre ceux qui le représentent. Il cherchera à soumettre autant de Juifs et de chrétiens que possible, en particulier ceux qui demeureront encore dans les pays musulmans. Tout semble indiquer que cet antichrist ne sera pas le leader d’un gouvernement mondial, même si le désir de la Oumma (la communauté musulmane) est de voir le monde et toute l’humanité se soumettre à l’islam. Ce désir restera vain et inaccessible, car l’empire de la bête sera principalement situé au Moyen-Orient, et sur la terre d’Israël, une fois conquise. L’autorité du califat touchera principalement le monde musulman, mais son influence se fera ressentir partout dans le monde en raison de la présence de millions de musulmans à travers le globe. Il est très probable que de nombreux musulmans en Occident fassent allégeance à cette nouvelle puissance au sein de l’islam.

[2] « Ceux qui habitent dans le ciel ». Littéralement : « ceux qui ont dressé [leur] tente dans le ciel.

[3] Beaucoup pensent que le royaume de la bête sera mondial et qu’il s’étendra sur toutes les nations du monde. Cependant, quand on regarde le texte de plus près, l’expression « toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation, et tous les habitants de la terre » est immédiatement limitée et désigne seulement « ceux dont le nom n’a pas été écrit… dans le livre de vie ». L’expression « toute tribu, langue, et nation » est une hyperbole que l’on retrouve dans plusieurs passages des Écritures. La traduction des Septante de Daniel 5.18-19 emploie exactement les mêmes mots que ceux utilisés dans Apocalypse 13.7-8. Daniel utilise les mots laos, phulé, et glóssa alors que Jean utilise les mots laos, phulé, glóssa, et ethnos. Si l’on interprète le passage de Daniel sans prendre en compte l’hyperbole, alors on parvient effectivement à la conclusion que tous les habitants de la terre craignaient le roi Nébucadnetsar. Or, nous savons que cela n’était pas le cas, comme le démontrent l’Histoire et le bon sens. Ici, tous les habitants de la terre n’adoreront pas la bête, il s’agira d’une multitude issue de nombreuses nations. Plus précisément, ce seront ceux « dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie. »

[4] « Il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation ». En grec, le mot « sur » est le mot epi. Ce mot peut également signifier « dans », « à l’intérieur de », ou « parmi ». Nous pouvons donc lire ce verset de la manière suivante : « Il lui fut donné autorité à l’intérieur ou parmi toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation ». Si l’islam est bien la religion utilisée par l’antichrist alors ceux qui donneront allégeance au royaume de la bête seront issus de quasiment tous les pays du monde. Nous avons eu un exemple de cela avec le califat autoproclamé de Daech (Isis) de 2014 à 2019 : des milliers de musulmans du monde entier ont fait allégeance au Calife et ont rejoint ses rangs. La domination du royaume de la bête  ne touchera pas tous les gouvernements du monde, mais la bête aura une autorité et une forte influence sur un grand nombre de personnes au sein de toutes les nations. Elle ne régnera donc pas littéralement sur toutes les nations du monde, mais elle aura une certaine autorité au sein de chaque nation.

[5] Quand il est question du règne de la bête dans le livre de l’Apocalypse, les mots employés sont les mots ou oikoumene. Ces deux mots peuvent désigner « le monde entier » ou « tous les habitants de la terre », mais ils peuvent aussi tout simplement désigner « le pays » ou parler d’une « région déterminée ». Tout dépend du contexte. En d’autres termes, le seul mot qui pourrait faire disparaître tous les doutes concernant le règne de la bête, est le mot kosmos, qui désigne l’ensemble du globe. Or, ce mot est employé uniquement pour parler du règne de Yéshoua. La portée des mots utilisés pour décrire l’autorité de la bête dans l’Apocalypse montre une autorité limitée. Lorsque les Écritures mentionnent la venue de l’antichrist, elles parlent à plusieurs reprises, d’un règne de courte durée (trois ans et demi). L’antichrist essayera d’étendre son pouvoir sur la terre entière, mais tout laisse à entendre qu’il n’y parviendra jamais. D’autres passages des Écritures pointent en direction d’un règne limité de l’antichrist, très probablement limité au Moyen-Orient.

[6]  Certains pensent que le livre de vie de l’Agneau désigne un livre différent du livre de la vie dont il est question ailleurs (Philippiens 4.3 ; Apocalypse 3.5 ; 20.12). Il est plus logique de comprendre que toutes les références au livre de vie désignent un seul et même livre qui pourrait répertorier trois catégories de personnes :

1) Les non sauvés : toute personne qui naît est inscrite dans le livre. Ceux qui meurent sans avoir de relation avec Dieu à travers la foi dans son Fils sont effacés.

2) Les sauvés : toute personne qui naît de nouveau est inscrite dans le livre. Les noms de ceux qui meurent en ayant une relation avec Dieu sont conservés dans le livre.

3) Les adorateurs de la bête : ceux-ci forment une catégorie à part. Ils sont tellement endurcis contre Dieu et destinés à le rejeter qu’ils ne sont jamais écrits dans le livre (Apocalypse 13.8 ; 17.8).

[7]  On retrouve un thème similaire dans un passage concernant le jugement d’Israël par Dieu : « Ainsi dit  יהוה : ‘Ceux qui sont pour la mort, à la mort, et ceux qui sont pour l’épée, à l’épée, et ceux qui sont pour la famine, à la famine ; et ceux qui sont pour la captivité, à la captivité’ » (Jérémie 15.2b).

[8] C’est à travers la foi, la persévérance et la patience que les promesses faites aux croyants se réalisent (Hébreux 6.12).

Apocalypse 13

Se pourrait-il que le scénario de la fin des temps tel qu’il est enseigné dans la chrétienté ne soit pas biblique ?

On oublie souvent que la Bible est un livre moyen-oriental dont les récits se déroulent tous au Moyen-Orient. Les Écritures se focalisent sur le Moyen-Orient/la terre d’Israël/Jérusalem de la Genèse à l’Apocalypse. Il est donc logique que le scénario biblique de la fin des temps décrive des événements qui se déroulent dans cette partie du monde. La Bible ne parle pas (ou très peu) de ce qui va se dérouler dans le reste du monde durant la dernière semaine de Daniel.

Voici un premier extrait de la Bible des Racines Hébraïques qui apporte un nouvel éclairage sur Apocalypse 13, notamment sur l’identité des deux bêtes dont il est question dans ce chapitre, et sur la marque de la bête. Comme nous allons le voir, l’interprétation ici s’éloigne du scénario généralement mis en avant dans le monde chrétien, à savoir, la résurrection d’un empire romain, un antichrist occidental dont le règne sera global, la présence de deux personnages principaux : l’antichrist et le faux prophète, etc.

Les commentaires peuvent paraître déroutant au premier abord, mais cette interprétation s’accorde parfaitement avec tous les passages bibliques des écrits de l’Ancienne Alliance. Soyons comme les Béréens : examinons chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on nous dit est exact !

Apocalypse 13.1-5

La première bête

1 (12-18)[1] Et je me tins debout sur le sable de la mer ; (13-1) Et je vis monter de la mer une bête[2] [3] qui avait dix cornes et sept têtes et sur ses cornes, dix couronnes, et sur ses têtes un nom de blasphème.[4] 2 Et la bête que je vis était semblable à un léopard, et ses pattes comme [celles] d’un ours, et sa gueule comme la gueule d’un lion.[5] Et le dragon[6]  lui donna sa puissance et son trône,[7] et un grand pouvoir. 3 Et l’une de ses têtes [était] comme ayant été égorgée à mort ; et la blessure de sa mort fut soignée.[8] Et toute la terre[9] était dans l’admiration derrière la bête.[10] 4 Et ils se prosternèrent devant le dragon parce qu’il avait donné le pouvoir à la bête ; ils se prosternèrent devant la bête,[11] en disant : qui est semblable à la bête, et qui pourra faire la guerre avec elle ? [12]


[1] Nous passons maintenant à la description de la bête à sept têtes et dix cornes qui est étroitement associée au dragon. Nous avons très probablement affaire à un royaume et à celui qui sera à la tête de ce royaume (l’antichrist) durant les événements qui se dérouleront pendant la moitié de la 70ème semaine de Daniel. Tout laisse à croire que l’action se déroulera principalement au Moyen-Orient – et sur la terre d’Israël – mais qu’elle affectera le monde entier.

[2] Il est important de comprendre que selon le contexte, la bête est à la fois un royaume (composé d’une multitude d’hommes), une idéologie (toutes les Écritures pointent en direction de l’islam) et un homme (l’antichrist). Ces identités sont interchangeables. Il est donc nécessaire de prendre ce fait en compte pour bien saisir le contexte et comprendre à qui nous avons affaire.

[3] La bête monte de la mer. Dans le langage allégorique des Écritures, la mer symbolise une multitude de nations et de peuples. La mer et les eaux symbolisent des groupes ethniques (cf. Daniel 7.2 ; Jérémie 51.41-42 ; Ézéchiel 26.3 ; Apocalypse 17.1,15). En d’autres termes, cette bête surgit d’une multitude de nations. Le chapitre 7 de Daniel utilise une expression similaire pour décrire l’apparition des quatre animaux. Les quatre empires « sortirent de la mer ». Beaucoup avancent que la « bête qui monte de la mer » correspond à un homme, à l’antichrist. Mais cela ne semble pas être le cas ici. Vraisemblablement, ici, la bête représente un royaume composé d’une multitude d’hommes. Elle est semblable à un léopard (Yavan), elle a des pieds d’ours (Médo-Perse) et possède une gueule de lion (Babylone). Cette bête semble donc être un conglomérat des empires décrits dans Daniel 7 et représente un empire et non l’antichrist comme la plupart l’enseignent. Le livre de Daniel nous révèle que l’antichrist est une petite corne (Daniel 7.7) qui surgira de dix cornes que porte la quatrième bête – l’empire final. Daniel nous révèle aussi que les dix cornes sont dix rois (Daniel 7.24). Le livre de l’Apocalypse nous parle d’une première bête qui monte de la mer et qui possède dix cornes (Apocalypse 13.1). Ces dix cornes sont dix rois (Apocalypse 17.12). Par analogie avec les versets de Daniel 7.7-8, 7.24, la première bête décrite ici semble représenter le dernier empire, et ses dix cornes, dix rois. De l’une de ces dix cornes surgira une « petite corne » qui aura autorité sur les autres cornes. De toute évidence, l’antichrist n’est pas la « bête qui monte de la mer ». Il est l’une des dix cornes de cette bête.

[4] Ce nom pourrait être « Allah hu akbar », une expression arabe, utilisée dans l’islam qui signifie « Allah est [le] plus grand ».

[5] Beaucoup lisent ce passage sans vraiment tenir compte du langage géographique qui est pourtant très clair dans ce verset. Certains enseignent que ce verset parle de l’Empire romain ou de l’Europe tandis que d’autres y voient des nations modernes telles que la Russie, la Grande-Bretagne, et même les États-Unis. Quand on réalise qu’il est question ici d’une zone géopolitique déjà mentionnée dans les Écritures, cela met fin à toute spéculation. Cette zone comprend les trois premiers royaumes de la bête décrits en Daniel 7. Bibliquement parlant – et sur le plan historique – les trois premiers empires de Daniel 7 représentent l’Empire babylonien, l’Empire médo-perse et l’Empire grec. À la lumière de Daniel 8 et 11, Apocalypse 13 semble faire référence à la division séleucide (syrienne) de l’empire. Nulle part dans la Bible ces entités ne changent. Tout au long des Écritures, le lion fait référence à Babylone ou à l’Irak ; l’ours au royaume médo-perse ou à l’Iran ; et le léopard à l’Empire grec (Yavan), plus précisément à la Turquie, la Syrie, et au Liban. L’épicentre des Écritures – et de toutes les prophéties bibliques – est Israël/Jérusalem. Il n’est pas question de Rome, des États-Unis, de l’Union européenne ou de quelconques autres pays, contrairement à ce que la plupart enseignent. Dans ce chapitre, il est question de deux bêtes (versets 1 et 12). La première bête – qui représente un royaume – a sept têtes. Ces têtes représentent très probablement tous les royaumes ou empires (cf. Apocalypse 17.9-10) qui ont régné sur Israël/le Moyen-Orient, y compris sur Jérusalem au cours de l’Histoire. Si tel est le cas, les six premières « têtes » sont :

1) L’Empire égyptien

2) L’Empire assyrien

3) L’Empire babylonien

4) L’Empire perse

5) L’Empire grec

6) L’Empire romain.

Le 7ème empire n’est pas une renaissance du 6ème empire – l’Empire romain – comme la majorité le suggère. Apocalypse 17 nous donne tous les éléments nécessaires pour bien comprendre de quel empire il s’agit. Il s’agit du même empire dont l’antichrist sera ensuite issu (le 8ème et dernier empire). Le 7ème empire qui a contrôlé toute la région moyenne-orientale est l’Empire islamique, dont l’Empire ottoman a été la dernière incarnation (cet Empire islamique a contrôlé Jérusalem à partir du 7ème siècle, jusqu’en 1923, lorsque le califat a été aboli).

[6] Le Dragon, c’est-à-dire Satan, l’adversaire, le diable.

[7] Apocalypse 2.13 nous révèle précisément l’endroit où est situé le trône de Satan : Jean le situe dans la ville de Pergame en Asie Mineure (la Turquie actuelle). Cet élément nous permet d’identifier l’identité du dernier royaume qui forme la première bête : l’Empire ottoman. Ézéchiel 38 nous parle d’une coalition de nations menée par l’actuelle Turquie qui attaquera Israël dans la fin des temps ; Joël 3.6 parle « des enfants de Juda et de Jérusalem » vendus par « Tyr et Sidon » (le Liban/ Hezbollah) et par les « Philistins » (la bande de Gaza/Hamas) aux « enfants de Yavan » (la Turquie). Zacharie 9.13 met en scène Yavan et Israël (Juda et Éphraïm) en train de combattre dans le contexte de la fin des temps.

[8] La tête qui est blessée est la septième tête qui correspond au septième empire historique (voir Apocalypse 17.10-11) – qui culmine avec l’Empire ottoman, le dernier Empire islamique à avoir la mainmise sur tout le Moyen-Orient, y compris la terre d’Israël. Se pourrait-il que l’abolition du califat en 1923 corresponde à la « blessure mortelle » de l’une des têtes de la bête ? Cela semble très probable. Aujourd’hui, le monde musulman – et plus particulièrement la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan – souhaite la restauration du Califat…pour 2023 (date symbolique qui marque le 100ème anniversaire de l’abolition du califat) ! L’Empire ottoman, basé en Turquie a été coupé/aboli, mais pas détruit. Il est en train de renaître et de guérir alors que l’islam cherche à rétablir son contrôle sur le monde avec Jérusalem comme objectif final.

[9] Dans le contexte, ici, « toute la terre » fait probablement référence à l’ensemble du monde islamique. La plupart des chrétiens et des Juifs dorment à poings fermés. Il est possible qu’ils ne reconnaissent la bête ottomane qu’une fois qu’elle sera ressuscitée et guérie, et qu’elle sera passée à l’action. Si cette interprétation est correcte, nous pouvons nous attendre à la résurrection de l’Empire ottoman turc, ou tout du moins à la résurrection de l’office du califat avec la nomination d’un nouveau Calife. Lorsque l’on sait qu’aux yeux des musulmans, le Calife représente le « Pape » de l’islam, et lorsque l’on réalise qu’après plus de quatorze siècles les musulmans n’ont plus de calife depuis bientôt cent ans ; si un nouveau calife venait à « ressusciter », cela entraînerait l’admiration et l’allégeance à ce personnage de la part des musulmans du monde entier.

[10] La bête islamique – qui peut être soit un royaume, un système (l’islam) ou un homme (l’antichrist) – émergera d’une nation du Moyen-Orient. L’antichrist sera considéré comme le « sauveur » par les musulmans. Il ne viendra pas au nom de  Yahweh. Au lieu de cela, il proclamera des noms de blasphème, en particulier la marque de son royaume, le nom d’Allah et de Mahomet, son faux prophète. Ces deux noms sont des noms de blasphème contre Yahweh et son fils, Yéshoua.

[11]  En se prosternant cinq fois par jour en direction de la Mecque – la prostituée de Babylone (voir Apocalypse 17) – les fidèles se prosternent devant le dragon (Satan/Allah) et son royaume (la bête qui monte de la mer).

[12] De toute évidence, le royaume de la bête aura une très grande puissance militaire.

To be continued….


Postface du livre de l’Apocalypse

Avec le déclenchement de la guerre Russie/Ukraine, on voit de plus en plus se mettre en place les pièces du puzzle du scénario de la fin des temps. Il est important de replacer les enjeux géopolitiques actuels dans le grand échiquier du scénario biblique. La postface (mise à jour) de la BRH Daniel, Apocalypse en parle !

Le livre de l’Apocalypse sera de plus en plus d’actualité, au fur et à mesure que nous approcherons des temps fatidiques décrits dans ses pages. La question qui se pose est la suivante : parmi tous les scénarios sur la fin des temps en vogue au sein de la chrétienté, lequel est le plus biblique ?

Pour la majorité des chrétiens, le scénario de la fin des temps met en scène un antichrist issu de l’Occident. Beaucoup pensent que l’antichrist sera à la tête d’un gouvernement mondial, et voient les prémices de la mise en place de ce gouvernement dans ce que le monde est en train de vivre depuis mars 2020. Les propos de Klaus Schwab[1] – avec son Great Reset et l’instauration de la quatrième révolution industrielle – viennent soutenir cette hypothèse. Dans ce scénario post Covid 19, le passeport sanitaire est progressivement imposé aux populations en vue d’une vaccination forcée pour inoculer une puce – la marque de la bête – sans laquelle personne ne pourra ni acheter, ni vendre. Mais s’agit-il là de la marque de la bête dont il est question dans les Écritures ? Que cette grande réinitialisation ait lieu ou non dans les pays occidentaux, joue-t-elle un rôle dans les événements de la fin des temps, tels qu’ils sont décrits dans la Bible ? Sera-t-elle la plateforme utilisée par l’antichrist ? Ce sont les questions auxquelles chaque croyant doit répondre.

Ceux qui adhèrent au scénario du Nouvel Ordre Mondial (N.O.M) sont généralement ceux qui adhèrent aussi au paradigme de la résurrection d’un Empire romain. De ce fait, le scénario du N.O.M correspond à une interprétation occidentale de la Bible. Ce paradigme est-il celui qui répond le mieux aux exigences des critères bibliques et au contexte hébraïque et moyen-oriental des Écritures ?

Beaucoup de chrétiens se rallient à ceux du monde et propagent des « théories du complot » qui mettent en scène des personnes comme Bill Gates, George Soros ou les Bildeberg, qui seraient à la tête d’une élite dont le but serait une dépopulation mondiale (notamment à travers la vaccination) pour ensuite instaurer la dictature planétaire de l’antichrist. La Bible décrit-elle un tel scénario ?

Ce que la plupart ignorent – parce qu’ils regardent dans la mauvaise direction – c’est que ce que nous sommes en train de vivre, depuis ces dernières années, a été orchestré par la Chine communiste. La Chine communiste est passée à l’action. Elle a déclenché la troisième guerre mondiale via une attaque biologique, en relâchant le virus de Wuhan, et en menant une guerre « hors limites ».[2] Le but de Xi Jinping, l’actuel président de la République populaire de Chine (nommé à vie) était de faire tomber Donald Trump et d’affaiblir les sociétés occidentales sur le plan économique pour mieux avancer ses pions sur l’échiquier mondial.[3]

Avec des États-Unis gangrenés de l’intérieur par une extrême gauche marxiste, la Chine a désormais la voie libre pour étendre son hégémonie, détrôner les États-Unis pour devenir la plus grande puissance et imposer son modèle totalitaire au monde entier. La Chine a réussi un coup de maître. Elle est en train d’imposer son modèle sociétal totalitaire au monde sans avoir eu à déployer un seul soldat et sans que personne ne s’en rende compte ! Les élites occidentales – vendues à la Chine communiste (soit financièrement, soit idéologiquement) – collaborent en mettant en place, doucement mais sûrement, le système communiste totalitaire chinois au sein de nos sociétés. Nous allons tout droit vers une société où la reconnaissance faciale,  le « trackage » et le traçage mettront fin aux libertés, telles que nous les avons connues jusqu’à maintenant.

La « nouveauté » dans ce que nous sommes en train de vivre est la globalité des événements. À travers son offensive, la Chine communiste a réussi ce qu’aucune autre guerre mondiale n’avait réussi auparavant : toucher le monde entier. Tous les recoins du monde sont affectés par le virus de Wuhan, que ce soit à travers l’obligation de porter un masque à longueur de journée, la mise en place de confinements, de couvre-feux, du passe sanitaire ou de la vaccination forcée.

Elohim (Dieu) aurait-il donné carte blanche à Satan pour impacter le monde entier ? Se pourrait-il qu’il autorise ce qui est en train de se passer pour juger les nations dans le but de les interpeller ? Nous savons que le Seigneur est patient, qu’il veut qu’aucun ne périsse, mais que tous viennent à la repentance (2 Pierre 3.9). Les événements que nous sommes en train de vivre – et nous n’en sommes qu’au début[4] – sont probablement les précurseurs des douleurs de l’enfantement, annoncé par Yéshoua (en Matthieu 24). La question à se poser est la suivante : l’avenir de l’Occident – quel qu’il soit – joue-t-il un rôle déterminant dans le cadre du scénario biblique de la fin des temps?

On a trop souvent tendance à oublier que le scénario biblique de la fin des temps se déroule principalement au Moyen-Orient, comme toute l’histoire de la Bible – de la Genèse à l’Apocalypse. Il est important de comprendre que les Écritures parlent d’un antichrist qui sortira du Moyen-Orient et que son règne ne sera pas global/planétaire, mais limité au Moyen-Orient (même si les répercussions toucheront le monde entier). Avec le recul de l’influence américaine dans cette région du monde, et la montée de l’influence chinoise, on assiste à des chamboulements dont les répercussions seront très probablement d’ordre prophétique. Lorsque l’on voit ce qui s’est passé en Afghanistan avec le retour au pouvoir des talibans, les choses peuvent aller vite. La Chine a été la première puissance (suivie de la Turquie) à reconnaître le nouveau gouvernement des talibans. Pourquoi la Chine s’allie-t-elle à un régime islamiste, alors qu’elle est la première à éradiquer les musulmans ouïghours de son territoire ?

En géopolitique, ce genre d’alliance n’a rien de surprenant. Les totalitarismes communistes et islamiques ont un ennemi commun : l’Amérique. Ces deux pays s’allient car ils ont le même objectif : faire disparaître « le grand Satan » et la civilisation judéo-chrétienne. Avec la nouvelle donne en Afghanistan et le retrait annoncé des Américains en Irak, la Turquie – alliée de la Chine, de la Russie et de l’Iran – a désormais les mains libres pour avancer sur la scène moyenne orientale – l’épicentre biblique des événements de la fin des temps. Plusieurs prophéties clefs des Écritures (Ézéchiel 38-39, Zacharie 9.13, Joël 3.6, Apocalypse 13 et 17) pointent en direction d’une coalition de nations musulmanes – dirigée par la Turquie (Yavan) – qui attaquera Israël dans la fin des temps. Recep Tayyip Erdogan ne cache pas son intention de conquérir le monde musulman, en cherchant à ressusciter le Califat ottoman tant attendu par les Frères musulmans. Erdogan est déterminé à aller jusqu’au bout de ses ambitions et parle d’y parvenir en 2023. Il faut avoir en tête que 2023 est la date du centenaire de la chute de l’Empire ottoman – la « tête frappée à mort dont la blessure sera guérie » (Apocalypse 13.3). Erdogan revendique Jérusalem (qui a fait partie de l’Empire ottoman de 1516 à 1917) et refuse de reconnaître la capitale d’Israël. Il est fort probable que l’Afghanistan fasse partie de la coalition dirigée par la Turquie. Et il est très intéressant de voir comment les talibans et la nouvelle version d’Isis se présentent : les deux mettent ouvertement en avant la région du Khorassan.[5]

 Pourquoi ? Parce qu’une prophétie tirée des Hadiths dit la chose suivante :

Une armée portant des drapeaux noirs viendra de la région de Khorassan. Personne ne sera en mesure de les arrêter. Si vous les voyez, donnez-leur votre allégeance, jurez-leur fidélité et rejoignez-les, même si vous devez ramper sur la neige et la glace, car c’est l’armée du calife, le Mahdi. Ils ne s’arrêteront pas tant qu’ils n’auront pas atteint Jérusalem et planté leurs drapeaux à Jérusalem.[6]

L’objectif est clairement affiché, les dés sont lancés… Les talibans, Isis K, tout comme Erdogan et les frères musulmans, estiment qu’ils sont missionnés par Mahomet. Dans le cadre du récit prophétique islamique, ils croient qu’ils installeront un califat à partir de Jérusalem, ce qui s’accorde parfaitement avec la prophétie biblique, car l’antichrist installera sa principale base d’opérations à Jérusalem (voir 2 Thessaloniciens 2.4). Le jour où l’État d’Israël sera renversé et que des milliers de Juifs seront massacrés, que se passera-t-il dans les villes du monde entier ? Que se passera-t-il en Occident lorsque les musulmans auront fait allégeance au nouveau Calife – l’antichrist ? Quel sera le sort de ceux qui refuseront de se convertir ? Et si la marque de la bête dont il est question dans le livre de l’Apocalypse était l’allégeance à l’islam  ?

Ces questions sont légitimes, mais l’Église dort à poings fermés. Il est temps de se réveiller et d’ajuster notre compréhension du scénario de la fin des temps avec celui des Écritures. En tant qu’ambassadeurs du Royaume qui sera bientôt instauré sur cette terre, nous devons faire tout notre possible pour partager la vérité et proclamer la repentance. Le Royaume de Dieu n’a jamais  été aussi proche !


[1]  Fondateur du forum économique mondial de Davos et auteur du livre COVID-19: La Grande Réinitialisation.

[2] La guerre « hors limites » est la combinaison de tous les moyens, militaires et non militaires, pour arriver à ses fins. « Par exemple : alors que l’ennemi ne s’y attend pas du tout, l’assaillant mobilisera secrètement une masse de capitaux et lancera une attaque-surprise contre ses marchés financiers ; après avoir provoqué une crise financière, il opérera une attaque de ses réseaux grâce à des virus implantés à l’avance dans les systèmes informatiques de l’adversaire et à l’intervention d’équipes de pirates informatiques. Il provoquera ainsi l’effondrement total du réseau électrique civil, du réseau de régulation des transports, du réseau de transactions boursières, des réseaux de  télécommunications et des réseaux médiatiques, déclenchant une panique sociale, des troubles civils et une crise gouvernementale. Pour finir, une puissante armée massée aux frontières augmentera progressivement l’emploi des moyens militaires jusqu’à acculer l’ennemi à signer un traité sous la contrainte. » Extrait du livre de Qiao Liang et Wang Xiangsui La Guerre hors limites. Ce livre paru à la fin des années 90 documente la réflexion stratégique chinoise actuelle. Les auteurs, deux colonels de l’armée de l’air chinoise, nous éclairent sur la perception chinoise des nouveaux conflits et tensions dans le monde.

Voir également les enquêtes du journaliste Jean Robin sur l’infiltration de la Chine communiste dans le monde, ainsi que son dernier livre : Nous sommes en guerre hors limites.

[3]  Après une première phase de guerre « hors limites », il est probable que la seconde phase soit une guerre militaire. Si tel était le cas, alors nous pouvons déjà nous attendre à des changements qui bouleverseront le monde tel que nous le connaissons.

[4] Depuis la rédaction de cette postface, la Russie, alliée de la Chine communiste, est passée à l’action sur le plan militaire en attaquant l’Ukraine. La Russie s’arrêtera-t-elle à l’Ukraine ou bien en profitera-t-elle pour attaquer d’autres pays en vue de recréer l’URSS ? La Chine va-t-elle également passer à l’offensive militaire en attaquant Taïwan ou les États-Unis ? L’avenir nous le dira…

[5] Le Khorassan est une région située dans le nord-est de l’Iran. Le nom vient du persan et signifie « d’où vient le soleil ». Il a été donné à la partie orientale de l’empire sassanide. Le Khorassan est également considéré comme le nom médiéval de l’Afghanistan par les Afghans. En effet, ce territoire englobait l’Afghanistan actuel, ainsi que le sud du Turkménistan, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan.

[6] Ibn Hajar al-Haythami, Al-Qawl al-Mukhtasar fi’Alamat al-Mahdi al-Muntazar, 50. Une paraphrase de ce Hadith est citée dans Yahya, The End Times and the Mahdi, 96.




BRH – La Bible des Racines Hébraïques

La Bible des Racines Hébraïques – BRH – est le projet phare des Éditions Sh’ma ! Cette révision des Écritures en cours de réalisation est à la fois très proche du texte hébreu, tout en restant facile et agréable à lire. La BRH présente l’ensemble des Écritures dans son unité et place ainsi le lecteur au contact de la Parole dans son contexte, dans la perspective originelle du Créateur. Elle est accompagnée de commentaires messianiques pour aider le lecteur à suivre le fil conducteur du plan de Dieu. Les commentaires de la BRH apportent une solide compréhension de la Parole.

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