MANUSCRITS HÉBREUX SÉPHARADES
Épître Hébraïque
— Jacques
Ya’aqov — L’Épître hébraïque de Jacques
L’épître de Jacques (Ya’aqov) est spécifiquement adressée aux douze tribus dispersées d’Israël. D’un point de vue linguistique, cette copie en hébreu n’est pas la traduction de versions grecques, araméennes ou latines — elle provient du manuscrit originel écrit par Ya’aqov en hébreu.
« Ce thème illustré par trois citations directes du livre de Job est une preuve incontestable de l’authenticité du manuscrit hébreu de l’épître de Jacques. Si la version grecque était l’originale, pourquoi ce thème se retrouverait-il si clairement dans la version hébraïque ? »
— ÉDITIONS SH’MA
CITATIONS DE JOB — ABSENT DU GREC
Trois citations
invisibles en grec
Le manuscrit hébreu de Jacques contient trois citations extraites du livre de Job, alors que la version grecque ne cite pas du tout l’Ancien Testament dans ces mêmes passages. Ces citations créent un thème fil rouge du premier au dernier chapitre de l’épître.
Jacques 1.11 (Job 14.2) — « Et comme une fleur, il sort, puis se fane — et il s’enfuit comme une ombre et ne reste pas debout. »
Jacques 1.12 (Job 5.17) — « Et bienheureux est l’homme qu’Eloah châtie, alors ne refuse pas la discipline de Shaddaï. »
Jacques 5.5 (Job 21.12) — « ...et ils se sont réjouis au son d’une flûte. »
Ms Oo.1.32 — citations absentes de toutes les versions grecques, latines et araméennes
Job est ensuite mentionné par son nom au chapitre 5.11 — une fois le thème bien établi. Ce thème est totalement absent dans la version grecque et dans toutes ses traductions dérivées.
THÈME — LA JOIE (SIMHAH)
La « loi de la joie »
effacée en grec
En hébreu, le mot simhah (« joie ») apparaît quatre fois dans les deux premiers chapitres. Le grec traduit ce même mot de quatre façons différentes — « salutation », puis « joie », puis « liberté » — faisant disparaître le thème.
Jacques 1.1 — « ...premièrement, joie ! »
Jacques 1.2 — « ...Considérez cela comme une joie, quand vous tombez dans une épreuve. »
Jacques 1.25 — « ...la loi de la joie... »
Jacques 2.12 — « ...Vous devez parler et faire... avec joie. »
Ms Oo.1.32 — Simhah ×4 — le grec traduit par « salutation » et « liberté »
Ya’aqov ne parle pas d’affranchissement de la Torah. Il enseigne l’obéissance à la « loi de la joie » — la Torah de Yahweh, dont les préceptes mettent le cœur en joie (Psaume 19.7-8).
Phrases dans l’ordre inversé
Dans Jacques 4.12 et 1.13, les mots apparaissent dans un ordre différent entre l’hébreu et le grec — sans que la grammaire ne l’exige. Ce phénomène est bien connu dans l’Ancien Testament : la Septante grècise souvent l’ordre des mots hébreux.
Les traductions du grec en hébreu (Delitzsch, Salkinson) ne présentent pas ces différences — preuve que le Ms Oo.1.32 ne dérive pas du grec.
Verbes omis, caractéristique hébraïque
Jacques 2.2 omet le verbe « arriver » en seconde partie de phrase — exactement comme Genèse 7.2 omet le verbe « prendre ». Le grec répète le verbe pour plus de fluidité.
Jacques 5.18 omet de même le verbe « donner » : « Les cieux ont donné leurs eaux et la terre [a donné] son fruit. » Le grec, le latin et l’araméen ajoutent tous le verbe — signe que l’hébreu est l’original.
Une épître hébraïque pour Israël
Jacques 1.1 : « Ya’aqov, un serviteur de YHWH et de l’Adon Yéshoua Ha-Mashiah, aux douze tribus qui sont dispersées dans tous les lieux : premièrement, joie ! »
Si Ya’aqov parlait hébreu et que l’hébreu était la langue officielle des synagogues de toute la diaspora, pourquoi aurait-il écrit en grec ? Le manuscrit hébreu répond à cette question.
Notes & Références
Ya’aqov : Jacques en hébreu.
Adon : « seigneur » ou « maître » en hébreu.
Yéshoua : Jésus en hébreu.
Ha-Mashiah : « le Messie » en hébreu.
Jacques 1.1, traduction du Ms Oo.1.32.
Jacques 5.11, Louis Segond.
Jacques 1.11, traduction du Ms Oo.1.32 (citation de Job 14.2).
Eloah : un des mots hébreux pour « Dieu ».
Jacques 1.12, traduction du Ms Oo.1.32 (citation de Job 5.17).
Jacques 5.5, traduction du Ms Oo.1.32 (citation de Job 21.12).
J. A. L. Lee, Translations of the Old Testament, Greek — les traducteurs grecs évitaient la répétition d’un même mot par souci stylïstique.
La Torah ne joue pas de rôle dans notre salut — elle joue un rôle dans notre sanctification.
Dans la joie, sous la conduite de l’Esprit. C’est d’un cœur régénéré qu’un enfant de Dieu peut aimer Yahweh et le servir (cf. Psaume 119.142).