MANUSCRITS HÉBREUX SÉPHARADES
Évangiles Hébreux
— Jean
Yohanan — L'Évangile hébreu de Jean
Les Évangiles hébreux des Sépharades contenus dans le manuscrit Ebr. 100 du Vatican sont truffés d'empreintes qui apportent un éclairage nouveau sur le sens profond des enseignements de Yéshoua. Ces versions contiennent souvent des réponses à des passages difficiles et nous aident à comprendre que les Évangiles ont premièrement été rédigés en hébreu pour les Juifs.
« Cette triple répétition de la racine mashach démontre clairement l'authenticité du manuscrit hébreu de Jean. Cette rime ne se retrouve dans aucune version grecque, araméenne ou latine, et il est impossible de la récupérer en retraduisant l'une de ces versions en hébreu. »
— ÉDITIONS SH'MA
JEAN 1.1 — FILS NON LOGOS
Ben — le mot-clé
absent du grec
Les érudits avancent que l'emploi du mot grec logos dans Jean 1.1 prouve que l'Évangile a été écrit en grec pour les païens. Or l'Évangile hébreu de Jean n'emploie pas logos. Il utilise trois fois le mot ben — « fils » en hébreu — un titre messianique central dans le Tanakh.
בראשית היה בן האלוה והבן האל היה עם אל והבן האל היה אלוה
« Au commencement était le Fils d'Eloah. Le Fils d'El était à la fois avec El et le Fils d'El était Eloah. »
Jean 1.1 — Vat. Ebr. 100
Vers la fin de son Évangile, Jean explique lui-même son but : convaincre que Yéshoua est le Fils. Quoi de plus naturel que dès le commencement, le mot Ben/Fils apparaisse trois fois ?
JEAN 11.2 — TRIPLE RIME
Le jeu de mots
impossible à inventer
Jean 11.2 ne contient aucun jeu de mots en grec, en araméen, en latin ni dans les traductions hébraïques faites à partir du grec (Delitzsch, Dalman, Salkinson). La seule version qui rime est celle du Vat. Ebr. 100 :
שמשחה ישוע משיח במשיחה
« qui a oint (mashchah) Yéshoua le Oint (mashiach) avec de l'onction (meshichah) »
Jean 11.2 — Vat. Ebr. 100 — racine mashach ×3
L'idée qu'une rime aussi belle soit le produit de traductions répétées (grec › latin › catalan › hébreu) est totalement improbable. Cette rime ne peut exister que si le texte provient de l'hébreu originel.
Le jeu de mots olam
En grec, kosmos (monde) apparaît trois fois identiquement. En hébreu, le mot olam change progressivement de sens : « Il est éternel (olam) ; et le monde (olam) a été fait par lui ; mais le monde (olam) ne le reconnaît pas. »
Le grec a ajouté une préposition pour « corriger » ce qu'il n'avait pas compris — effaçant ainsi le jeu de mots et le sens originel.
La nuit restituée
Pourquoi les femmes ont-elles voulu oindre le corps une seconde fois ? Le texte hébreu répond : Joseph et Nicodème sont revenus « dans la nuit » après le coucher du soleil. Les femmes ignoraient cela.
Le traducteur grec, croyant corriger une erreur, a changé le sens — obscurcissant ainsi la réponse à cette question fondamentale sur l'enterrement.
Sans théologie du remplacement
Le grec de Jean 1.11-12 peut laisser entendre que les Juifs ont rejeté Yéshoua en bloc. L'hébreu dit simplement : « le monde ne le reconnaît pas » — Juifs et non-Juifs confondus.
Et Jean 1.14 dit « il a habité parmi vous » (les Juifs), non « parmi nous ». L'antisémitisme sous-entendu dans le grec est totalement absent du texte hébreu.
Notes & Références
Sépharade : nom hébreu de l'Espagne.
Yéshoua : nom hébreu de Jésus.
Tanakh : Torah, Nevi'im, Ketuvim — La Loi, les Prophètes, les Écrits (l'Ancien Testament).
Eloah : forme singulière d'Elohim en hébreu.
Jean 1.1, traduction du manuscrit Vat. Ebr. 100.
Jean 20.31, traduction du Vat. Ebr. 100.
Jean 1.10-11, traduction du Vat. Ebr. 100.
Jean 1.14, traduction du Vat. Ebr. 100 — « vous » et non « nous ».
Paronomase : figure de style rapprochant deux mots de sens différent mais de sonorité similaire.
Jean 1.10, traduction du Vat. Ebr. 100.
Jean 19.39-40, traduction du Vat. Ebr. 100.
Processus : hébreu › catalan › hébreu. Voir la traduction d'Aquila comme exemple de traduction hyper-littérale préservant l'original.