Apocalypse 13 (suite)

Reprenons là où nous nous sommes arrêtés la semaine dernière…

Apocalypse 13.6-10

6 Et elle ouvrit la bouche pour blasphémer contre יהוה,[1] pour blasphémer contre son nom et son tabernacle, et contre ceux qui habitent dans le ciel.[2] 7 Il lui fut aussi donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné pouvoir sur toute tribu, et peuple, et langue, et nation.[3] [4] 8 Et tous ceux qui établissent leur maison sur la terre[5] se prosterneront devant elle ; ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le rouleau de vie de l’Agneau [6] qui a été égorgé depuis la création du monde. 9 Si quelqu’un a une oreille, qu’il entende.

10   Si quelqu’un [est] pour la captivité,

        en captivité, il ira ;

        si quelqu’un tue avec le glaive,

        par le glaive, il sera tué [7] ;

c’est ici la résistance et la foi des saints.[8]


[1] Comme le font déjà les musulmans aujourd’hui, le califat rétabli blasphémera – individuellement ou collectivement – contre le nom de l’Elohim d’Israël, et contre ceux qui le représentent. Il cherchera à soumettre autant de Juifs et de chrétiens que possible, en particulier ceux qui demeureront encore dans les pays musulmans. Tout semble indiquer que cet antichrist ne sera pas le leader d’un gouvernement mondial, même si le désir de la Oumma (la communauté musulmane) est de voir le monde et toute l’humanité se soumettre à l’islam. Ce désir restera vain et inaccessible, car l’empire de la bête sera principalement situé au Moyen-Orient, et sur la terre d’Israël, une fois conquise. L’autorité du califat touchera principalement le monde musulman, mais son influence se fera ressentir partout dans le monde en raison de la présence de millions de musulmans à travers le globe. Il est très probable que de nombreux musulmans en Occident fassent allégeance à cette nouvelle puissance au sein de l’islam.

[2] « Ceux qui habitent dans le ciel ». Littéralement : « ceux qui ont dressé [leur] tente dans le ciel.

[3] Beaucoup pensent que le royaume de la bête sera mondial et qu’il s’étendra sur toutes les nations du monde. Cependant, quand on regarde le texte de plus près, l’expression « toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation, et tous les habitants de la terre » est immédiatement limitée et désigne seulement « ceux dont le nom n’a pas été écrit… dans le livre de vie ». L’expression « toute tribu, langue, et nation » est une hyperbole que l’on retrouve dans plusieurs passages des Écritures. La traduction des Septante de Daniel 5.18-19 emploie exactement les mêmes mots que ceux utilisés dans Apocalypse 13.7-8. Daniel utilise les mots laos, phulé, et glóssa alors que Jean utilise les mots laos, phulé, glóssa, et ethnos. Si l’on interprète le passage de Daniel sans prendre en compte l’hyperbole, alors on parvient effectivement à la conclusion que tous les habitants de la terre craignaient le roi Nébucadnetsar. Or, nous savons que cela n’était pas le cas, comme le démontrent l’Histoire et le bon sens. Ici, tous les habitants de la terre n’adoreront pas la bête, il s’agira d’une multitude issue de nombreuses nations. Plus précisément, ce seront ceux « dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie. »

[4] « Il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation ». En grec, le mot « sur » est le mot epi. Ce mot peut également signifier « dans », « à l’intérieur de », ou « parmi ». Nous pouvons donc lire ce verset de la manière suivante : « Il lui fut donné autorité à l’intérieur ou parmi toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation ». Si l’islam est bien la religion utilisée par l’antichrist alors ceux qui donneront allégeance au royaume de la bête seront issus de quasiment tous les pays du monde. Nous avons eu un exemple de cela avec le califat autoproclamé de Daech (Isis) de 2014 à 2019 : des milliers de musulmans du monde entier ont fait allégeance au Calife et ont rejoint ses rangs. La domination du royaume de la bête  ne touchera pas tous les gouvernements du monde, mais la bête aura une autorité et une forte influence sur un grand nombre de personnes au sein de toutes les nations. Elle ne régnera donc pas littéralement sur toutes les nations du monde, mais elle aura une certaine autorité au sein de chaque nation.

[5] Quand il est question du règne de la bête dans le livre de l’Apocalypse, les mots employés sont les mots ou oikoumene. Ces deux mots peuvent désigner « le monde entier » ou « tous les habitants de la terre », mais ils peuvent aussi tout simplement désigner « le pays » ou parler d’une « région déterminée ». Tout dépend du contexte. En d’autres termes, le seul mot qui pourrait faire disparaître tous les doutes concernant le règne de la bête, est le mot kosmos, qui désigne l’ensemble du globe. Or, ce mot est employé uniquement pour parler du règne de Yéshoua. La portée des mots utilisés pour décrire l’autorité de la bête dans l’Apocalypse montre une autorité limitée. Lorsque les Écritures mentionnent la venue de l’antichrist, elles parlent à plusieurs reprises, d’un règne de courte durée (trois ans et demi). L’antichrist essayera d’étendre son pouvoir sur la terre entière, mais tout laisse à entendre qu’il n’y parviendra jamais. D’autres passages des Écritures pointent en direction d’un règne limité de l’antichrist, très probablement limité au Moyen-Orient.

[6]  Certains pensent que le livre de vie de l’Agneau désigne un livre différent du livre de la vie dont il est question ailleurs (Philippiens 4.3 ; Apocalypse 3.5 ; 20.12). Il est plus logique de comprendre que toutes les références au livre de vie désignent un seul et même livre qui pourrait répertorier trois catégories de personnes :

1) Les non sauvés : toute personne qui naît est inscrite dans le livre. Ceux qui meurent sans avoir de relation avec Dieu à travers la foi dans son Fils sont effacés.

2) Les sauvés : toute personne qui naît de nouveau est inscrite dans le livre. Les noms de ceux qui meurent en ayant une relation avec Dieu sont conservés dans le livre.

3) Les adorateurs de la bête : ceux-ci forment une catégorie à part. Ils sont tellement endurcis contre Dieu et destinés à le rejeter qu’ils ne sont jamais écrits dans le livre (Apocalypse 13.8 ; 17.8).

[7]  On retrouve un thème similaire dans un passage concernant le jugement d’Israël par Dieu : « Ainsi dit  יהוה : ‘Ceux qui sont pour la mort, à la mort, et ceux qui sont pour l’épée, à l’épée, et ceux qui sont pour la famine, à la famine ; et ceux qui sont pour la captivité, à la captivité’ » (Jérémie 15.2b).

[8] C’est à travers la foi, la persévérance et la patience que les promesses faites aux croyants se réalisent (Hébreux 6.12).

Pour Partagé

Laisser un commentaire